Crozant
On ne pouvait pas rater ça.
Les multiples tableaux ayant pour thème les ruines de Crozant, tel celui d'Eugène Alluaud - vu à Eguzon - nous ont conduit à 'remonter' la retenue du barrage jusqu'à son extrémité sud.
Au confluent de la Creuse et de la Sédelle se dresse, 70 mètres au-dessus des eaux, un formidable navire de pierre, proue tournée vers le Nord.
Le site, facile à défendre, semble avoir été habité dès le Néolithique, mais les vestiges que l'on peut découvrir et admirer datent de l'époque médiévale. XIIe, XIIIe siècle ?
L'apogée du château se situe à l'époque où Crozant était à la frontière entre les domaines des Plantagenêts et ceux du roi de France.
La puissante famille Lusignan, alors propriétaire, en avait fait une redoutable forteresse. Qui devait ressembler au croquis que nous propose le flyer fourni avec le ticket d'entrée (Rappel: on peut cliquer sur l'image pour la voir en grand format).
Mises à mal par les combats, notamment pendant les guerres de religion, les fortifications ont été quasiment 'achevées' par le tremblement de terre de 1606. Le site a longtemps servi de carrière de pierres. Finalement acquis par la commune de Crozant, il est classé Monument Historique depuis 1997.
Avant notre visite en images, un croquis permettra de situer les différents éléments encore présents.
Pour terminer, Wiki nous apprend que la forteresse de Crozant est présente dans une BD, les Aigles décapitées, narrant l'histoire de Hugues, seigneur de Crozenc, mais note toutefois que si dans le premier tome figure un dessin du château qui est une belle et plausible reconstitution (...) il a été dessiné inversé (gauche/droite) par rapport à la réalité !










