HMS Unicorn
Déception en la voyant : une frégate sans autre mât que le beaupré, et couverte d'une toiture, ça choque.
Explication : construite après Waterloo, faisant partie d'un programme de remise à niveau d'une Royal Navy victorieuse mais très éprouvée, l'Unicorn (Licorne en V.F) lancée en 1824 n'a jamais été mâtée.
Mise en réserve, on l'a pourvue d'un toit protecteur, peu esthétique mais qui nous vaut de visiter aujourd'hui, dans son jus, un des plus vieux navires de guerre en bois du monde.
Si vous avez aimé le film "Master and commander" de Peter Weir, si vous avez lu la saga de Patrick O'Brian contant les aventures de Jack Aubrey et de son chirurgien et ami Stephen Maturin, cette visite est faite pour vous. Dans le cas contraire, rejoignez-nous au billet suivant...
L'Unicorn était prévue pour porter quarante-six canons et caronades sur son pont supérieur (gundeck). Quelques uns sont encore présents sur ce pont. Il abrite également un petit musée, que l'on devine sans trop de moyens.
Ci-dessous, la grand-chambre, domaine du commandant, vaste et bien éclairée par les fenêtres de poupe.
Le carré des officiers, entouré de leurs cabines, se trouve un pont plus bas. Les matelots logeaient dans le gaillard d'avant, accrochant leurs hamacs la nuit dans l'espace qui, le jour, leur servait aussi de réfectoire.
Un cran encore plus bas, la soute. Elle est entourée d'une sorte de passerelle, nommée 'carpenter's walk' qu'utilisait le charpentier pour inspecter l'intérieur de la coque.
Il lui appartenait aussi de surveiller et rapporter la hauteur d'eau dans la sentine, puisard recueillant, au point le plus bas, toute l'eau entrant dans le navire.
Mieux valait ne pas être grand, pour ce poste...


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