Fort George
Fort George est à quelques portées de mousquet de Culloden, à qui son histoire est liée.
Nous savons que la défaite des jacobites de Bonnie Prince Charlie enterra définitivement le retour sur le trône d'une monarchie catholique.
Mais dans les mois qui suivirent Culloden, le roi vainqueur, George II, n'en savait rien et pouvait craindre un nouveau soulèvement.
Par ailleurs, la répression sauvage exercée dans les Highlands nécessitait la présence de la troupe, et on se doutait bien qu'elle ne se ferait pas que des copains en terre écossaise.
La construction de Fort George, casernement pour 1600 hommes démarra deux ans après Culloden.
Le site choisi est judicieux : une langue de terre s'avançant dans le Moray Firth, permettant ainsi de contrôler également les approches maritimes d'Inverness.
Construction en étoile, les sections de remparts se couvrant ainsi mutuellement, vaste glacis, ravelin défendant l'accès au pont d'entrée, relevable, large fossé pouvant être inondé (à marée haute), bref : Vauban's style pur fruit.
Au-dessus de l'entrée, le blason comporte les armes d'Angleterre (les trois lions) d'Ecosse (lion rampant), la harpe d'Irlande, les armes de Hanovre (maison de naissance de George II) et les fleurs de lys, qui indiquent que les prétentions sur le trône de France restaient d'actualité !
La forteresse est dans un état impeccable, et pour cause : elle n'a jamais cessé d'être un ouvrage militaire, et elle héberge toujours un régiment de Highlanders.
Pour le visiteur elle propose des espaces reconstituant la vie militaire de l'époque, comme le poste de garde ci-dessus, la visite de la poudrière, et le musée des régiments Highlanders.
Mais au final, ce redoutable ouvrage défensif... n'a jamais été attaqué !

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