Bannockburn
Les 23 et 24 juin 1314, sur les bords de la rivière portant ce nom, moins de dix mille Écossais menés par Robert The Bruce affrontaient l'armée anglaise (20 à 25 000 hommes) d'Edward II.
A l'issue des deux jours, la moitié de ses effectifs étant au tapis, la troupe anglaise battit en retraite précipitamment, la défaite se transformant en déroute.
Edward II, dit-on, ne s'arrêta de galoper que sous les remparts de Dunbar où il prit un bateau qui le ramena en Angleterre.
Bannockburn, sept siècles plus tard, c'est une colline au gazon parfait, au sommet de laquelle un sobre monument circulaire voisine avec la statue équestre de Robert The Bruce brandissant sa fameuse hache.
La bataille fut un pas décisif vers l'indépendance de l'Ecosse qui durera jusqu'en 1707.
Autre conséquence : la chevalerie anglaise dut repenser sa tactique de combat. Ses charges censées être dévastatrices s'étaient brisées sur les carrés de piquiers, déjà employés par William Wallace au pont de Stirling (sur ce point, revoir "Braveheart").
Dans un bâtiment ultra moderne construit tout exprès, un espace tente, avec des moyens sophistiqués de replacer les visiteurs, équipés de lunettes 3D, au centre de l'affrontement.
Pas très convaincant. Difficile de se croire en 1314 quand tous tes voisins ont des lunettes en carton sur le nez.
Mais on apprend des choses en écoutant un archer gallois, des chevaliers anglais et écossais ainsi que quelques autres personnages nous expliquer leur équipement, leur attentes à la veille du combat.
Dans la dernière salle, du high-tech encore. Sur une vaste table est représenté le champ de bataille, façon Google Earth, et l'on voit s'y avancer les différents groupes de combattants. Très instructif.
Dommage qu'il faille, avant la représentation du vrai combat, se fader une bataille pour de faux, avec des visiteurs jouant les tacticiens, encouragés par le meneur de jeu...
En conclusion, hommage à Roy Williamson, du groupe The Corries, qui écrivit en 1967 la ballade racontant cet épisode de l'histoire écossaise.
Ballade qui est devenue en 1990, un jour de Grand Chelem du Tournoi des Cinq Nations face à l'Angleterre, l'hymne officieux - mais de plus en plus officiel - de l'Ecosse.
O Flower of Scotland
When Will we see
Your like again,
That fought and died for
Your wee bit hill and glen,
And stood against him (England!)
Proud Edward's Army
And sent him homeward
Tae think again.

