Escales (1)
Comme tout paquebot de croisière qui se respecte, le Mediterranea navigue essentiellement la nuit, pour arriver le matin à l'escale, et permettre à ses passagers de passer la journée à terre.
L'arrivée à l'escale débute au large, avec la venue de la pilotine, qui comme son nom l'indique amène le pilote local. Elle longe le bateau, s'appuie contre la coque à hauteur de l'ouverture ad hoc, lui permettant ainsi d'embarquer pour rejoindre la passerelle et donner ses instructions.
L'approche du port est intéressante à observer depuis le pont 10, mais mieux vaut descendre ensuite vers l'avant du pont 3, afin de voir l'accostage de plus près. Depuis l'aileron de passerelle, à hauteur du pont 8, l'officier de service 'gare' le mastodonte au centimètre près, en douceur. Impressionnant.
Les (nombreux) bus prévus pour les excursions attendent sur le quai. Mais on peut préférer aller flâner à pied, solution que nous avons retenue dans la plupart des cas.
Nous avons débuté par Trieste, avec une balade dans le centre ville (cliquer sur les images pour les voir en grand format).
Le lendemain, nous étions à Split. Pour découvrir avec étonnement l'extraordinaire imbrication des vestiges du palais de Dioclétien avec la cathédrale Saint Domnius, les maisons de toutes époques. Un joyeux bric-à-brac architectural...
Kotor vous avez dit Kotor ? Très franchement, je n'avais jamais entendu parler de cette cité avant de découvrir son nom sur le programme de la croisière.
En creusant un peu, j'ai lu que les 'bouches de Kotor' constituaient un des plus formidables ports naturels d'Europe.
Par ailleurs le Diario di bordo, le journal de bord quotidien du Mediterranea avait prévenu que le parcours dans le canyon étroit et sinueux qui mène à Kotor vaudrait le coup d’œil.
Du coup, ce fut mon escale préférée, avant même de voir la ville...
Adossée à la montagne, Kotor, possède quatre ou cinq kilomètres de murs d'enceinte, qui grimpent jusqu'au bastion Saint-Jean, 280 mètres au-dessus. Longtemps sous domination vénitienne, la ville en a conservé de nombreuse traces...
La tour-horloge, le pilori, la cathédrale Saint-Tryphon, l'église orthodoxe Saint Nicolas, les remparts et, tout là-haut, le bastion Saint Jean
Katakolon était un minuscule et sans doute paisible port de pécheurs sur la côte ouest du Péloponnèse.
Jusqu'à ce qu'un petit futé trouve du pétrole en s'avisant qu'Olympie, berceau des Jeux Olympiques, le lieu même d'où part la flamme tous les quatre ans, n'était qu'à une quarantaine de kilomètres de là. Une heure de bus.
Quelques centaines de mètres de quais en béton plus loin, Katakolon, devenue en quelque sorte Port-Olympie accueille chaque année des centaines de paquebots et un million de touristes.
Youpi.

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