Dublin

Publié le par Vito

 

Nous avons consacré (seulement) une journée à la capitale. Autant le dire tout de suite, ce n'est pas assez. Dublin mérite beaucoup plus...

Première étape en ville, la Kilmainham Gaol, prison construite et ouverte à la fin du XVIIIe.  Fermée en 1924, sauvée de la démolition dans les années 60 par des bénévoles, elle est devenue à la fin du siècle dernier un musée du nationalisme irlandais. 

Il ne pouvait y avoir de meilleur site pour ce musée, puisque la majorité des hommes qui ont contribué à l'histoire du pays y ont séjourné, transité - avant une déportation en Australie, y sont morts, ou y ont été exécutés : United Irishmen d'abord, puis Young Irelanders, Fenians, assassins de Lord Cavendish, chefs de l'insurrection des Pâques sanglantes 1916, membres de l'IRA (1920-1921), militants anti-traité (1922-1923). Eamon de Valera, qui sera élu plus tard président du pays, fut le dernier prisonnier à quitter les lieux avant la fermeture.

Suivez le guide...

 

 

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Arrêtons-nous quelques minutes sur l'insurrection des Pâques sanglantes, dont le centenaire a été célébré l'an passé. Le temps d'écouter The Foggy Dew, la ballade qui narre l'affaire...

 

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Deuxième étape, plus légère : la Guinness Storehouse. Le marketing s'est emparé d'une partie de l'immense brasserie de 1904 pour tout nous dire - remarquable scénographie sur sept étages - d'Arthur Guinness et de ses descendants, de la fabrication de cet or noir qu'est la Guinness, fierté de l'Irlande, de la distribution d'icelle urbi et orbi, de l'extraordinaire créativité de la publicité maison, etc. etc.

On monte, on monte, on apprend comment 'tirer' correctement une Guinness à la pression, puis, last but not least, on accède au bar du 7e étage, où l'on a droit à une pinte en présentant son ticket d'entrée, et où l'on jouit d'une vue à 360° sur Dublin. Remarquable.

Naturellement, le retour au rez-de-chaussée nous amène à traverser la gigantesque boutique et ses centaines de produits dérivés. Et naturellement, on n'en sort pas les mains vides... 

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Troisième étape, la cathédrale Saint-Patrick. Bâtie à partir de 1191, sur les lieux ou Saint Patrick se convertit au catholicisme au Ve siècle. C'est la plus grande église d'Irlande, et à vrai dire ses dimensions impressionnent. 

Le Routard nous dit qu'elle abrita à partir de 1320 et pendant deux siècles la première université du pays. Et aussi que ce poète de Cromwell utilisa l'édifice comme écurie pour son armée. 

Son doyen le plus connu est l'auteur des Voyages de Gulliver, Jonathan Swift. Il est enterré là aux côtés d'Esther, son amour, qu'il chanta sous le nom de Stella.

Le chœur abrite les étendards et armoiries des Chevaliers de Saint-Patrick : la cathédrale était leur chapelle.

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Quatrième étape, la Dublin City Gallery. Plus exactement Dublin City Gallery The Hugh Lane, en hommage à Sir Hugh Lane, marchand d'art, décédé lors du torpillage du Lusitania, qui fit don de la town house du comte Charlemont et de sa collection personnelle. 

Le Matelot ne voulait pas rater les Manet, Monet, Degas, Renoir et Berthe Morizot de la collection permanente, ni l'atelier de Francis Bacon, don du légataire du peintre, déménagé avec un soin archéologique depuis Londres et reconstitué tel quel. Spectaculaire.

Mais comme souvent, photographies interdites. Vous devrez vous contenter des deux images pécho sur le net...

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Cinquième et dernière étape du jour, Temple Bar. Qui n'est pas un bar, mais un quartier qui en contient beaucoup, de bars. Ou plutôt de pubs.

Le nom vient de William Temple, recteur de Trinity College, qui s'y fit construire une maison au XVIIIe. Quartier des métiers et des artisans, plutôt mal famé jadis (bouges, cachots, bordels), squatté ensuite, et désormais entièrement restauré, truffé de centres culturels, possédant ses murals, et très animé car fort prisé des touristes, et notamment des supporters de foot ou de rugby.

Lors de notre passage, c'est de foot qu'il s'agissait, une rencontre devant avoir lieu le lendemain entre l'Irlande et  l'Ecosse dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2016.

Beaucoup de kilts dans les petites rues, et des pubs bondés, du coup...

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